Vendredi 30 octobre 2009
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La primauté pontificale
La primauté pontificale est une doctrine « de foi » dans l'Église catholique romaine. Elle consiste à reconnaître le pape comme successeur de saint Pierre, aussi bien sur le
siège épiscopal de Rome que comme chef du collège épiscopal. Cette primauté est, pour les catholiques, aussi bien d'honneur que de juridiction.
Le mot Pontife (du latin pontifex,) étymologiquement « qui fait le pont (entre les dieux et les hommes) ».
À Rome, les pontifes sont chargés de l'entretien du pont sacré (pont Sublicius) et de surveiller la bonne observance des pratiques religieuses.
À la tête du collège pontifical, leur chef, le grand Pontife (pontifex maximus) porte le titre le plus élevé de la religion romaine et surveille les activités des autres pontifes.
A l'Eglise Catholique, le titre de Pontifex maximus est réservé au pape - également appelé Souverain pontife (Summus pontifex : pontife suprême) ou Pontife romain (Pontifex romanus) - évêque de
Rome, héritier du pouvoir des empereurs romains.
De façon plus générale, le terme pontife est utilisé pour tous les évêques, notamment dans la liturgie (e.g. l'office du commun des confesseurs pontifes), et pour ce qui se rapporte à la dignité
épiscopale. On parle ainsi d'ornements pontificaux, de messe pontificale, etc.
Le mot pape (en grec πάππας / pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »).
Interprétation du nouveau testament
La doctrine de la primauté pontificale s'appuie sur une lecture des sources bibliques qui tend à considérer une prééminence pétrinienne. Ainsi, Pierre est souvent cité en premier parmi les
apôtres (Mc 3, 16 ; Ac 1, 13). A plusieurs reprises, dans les récits, les évangélistes Jean et Paul font mention de cette position privilégiée. Ainsi, il manifeste sa foi au nom de tous les
disciple : « Et vous, leur demanda-t-Il, qui dites-vous que je suis ? Pierre lui répondit : Tu es le Christ. » (Mc 8, 29). Le Christ l'aurait par ailleurs désigné explicitement comme le chef de
son Église : « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18).
Les Actes des Apôtres le montrent dirigeant une communauté chrétienne. Après la Pentecôte, c'est lui qui prend la parole et commence la prédication du message chrétien. La Tradition le montre
occupant le siège d'Antioche, puis le siège de Rome.
Toutefois, les auteurs chrétiens n'ont pas cessé de développer, de réécrire et d'harmoniser leurs textes y ajoutant des corrections intentionnelles . Ainsi il apparait clairement que le passage
de Mat 16, 18 sur lequel se base l'évêque de Rome pour fonder sa légitimité est une interpolation du IIIe siècle, au plus tôt, ce à quoi il convient d'ajouter que la communauté chrétienne de Rome
releva d'une direction collégiale au moins jusqu'au sacerdoce apostolique de Calixte Ier (vers 217). Et c'est à partir de Damase Ier (366 - 384), que s'esquisse l'affirmation de l'autorité de
l'évêque de Rome comme successeur de Pierre.
Par amourdemarie
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Publié dans : Religion
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